Septembre 2002
Entretien avec Michel Charpentier, directeur du conseil de développement du pays du Val de Lorraine
| Pourquoi avoir choisi le GIP ? Le choix du GIP est issu d’une volonté politique forte. La démarche de pays a été engagée avant la loi. Une structure créée en 1989, composée de manière tripartite (élus, socioprofessionnels, associations) portait le développement du territoire. C’était un conseil de développement avant l’heure, un lieu de coordination, d’animation, d’impulsion, de représentation et d’action. Les acteurs locaux ont trouvé préférable de se tourner vers le GIP, à cause de cette ancienneté, et pour sa souplesse, qui laisserait la prépondérance au conseil de pays. L’avantage du GIP est de pouvoir accueillir en son sein des acteurs privés, donc une représentation du conseil de développement. Les statuts du GIP ont été préparés avec les partenaires et les services de l’Etat, la DATAR, Mairie Conseil, avec la difficulté de partir sur quelque chose de nouveau. On est dans le même cas de figure concernant le contrat de pays. Quel est le rôle du GIP ? Son rôle premier est de signer le contrat de pays. Puis, de valider le programme d’action annuel ou pluriannuel et d’évaluer, avec le conseil de pays, les politiques mises en place. Le conseil de pays conserve un rôle prédominant, et c’est un souhait local. Il est chargé de la dynamique territoriale : animation, pilotage, ingénierie financière, expertise… La loi imposant un établissement public, on a choisi, naturellement, le plus souple. Le GIP est une structure légère sans personnel, l’équipe d’animation est portée par le Conseil de Pays, selon la volonté des politiques, et une mise à disposition de personnel sera faite par le Conseil de Pays au profit du GIP. |
Le groupement accueille trois membres privés, représentatifs des trois collèges du Conseil de Pays. Il n’intègre pas, en son sein, de représentants du conseil général et du conseil régional ; dans la mesure où nous contractualisons avec ces deux collectivités, il leur est, en effet, délicat d’être décisionnaires dans une structure locale à laquelle ils versent des fonds publics. Toutefois cette situation ne nous empêche pas de travailler en bonne intelligence. Quels problèmes avez-vous rencontré ? Nous avons construit sur du neuf, ce qui n’est jamais facile. Nous manquions d’informations précises. D’ailleurs, à ce jour, nous sommes encore, dans le processus de création du GIP, avec l’attente, pour l’automne, de l’arrêté préfectoral d’approbation du groupement. Les textes sont récents, pas toujours très précis, mais les choses se décantent au fur et à mesure. Aujourd’hui il nous reste deux interrogations. La première est relative à sa gestion financière, et notamment, les fonds contractuels pourront-ils être versés par l’Etat, la région et le département directement aux maîtres d’ouvrage pour éviter la comptabilité publique, ou devront-ils transiter par le GIP ? La deuxième concerne l’évaluation. Qui la conduira, selon quelles modalités et sur la base de quels critères ? |
Liens
ADCF - www.intercommunalites.com
Pays du Val de Lorraine - www.pays-valdelorraine.org
